Je vais vous dévoiler qui je suis, et comment j’en suis arrivée là !
Avant d'être thérapeute et d'être pleinement épanouie dans ma vie, je suis passée par plusieurs étapes , plusieurs épreuves.
Petite je souriais à la vie, je criais "j'aime la vie" au bord de l'eau. Mais un jour, cette
petite fille a commencé à se cacher. Elle a commencé à croire qu'elle n'était pas assez
bien. L'école, les camarades, les moqueries. Quelques kilos s'étaient emparés de mon corps.
J'enviais les autres filles, les filles plus minces, plus populaires.
Et je pensais mériter tous ses méchants mots parce qu'ils étaient ancrés dans ma tête.
Les années sont passées, toujours à m'effacer, puis l'adolescence ... La période charnière.
J'ai essayé de m'affirmer, de m'accepter , de m'aimer. Mais
pas de la bonne façon. J'essayais d'exister, de me
montrer après toutes ses années à me cacher. J'ai perdu du poids, un peu trop. Je comprendrais plusieurs années
plus tard que je souffrais en réalité de TCA.
Plusieurs traumatismes ont eu lieux à cette période. Cette période charnière. Notamment
la mort, connaître les
premiers décès de proches, les premiers d'une trop longue série.
Après cette période j'ai commencé à me retrouver, essayant à chaque fois de commencer un nouveau livre, de brûler les anciens et repartir à zéro.
D’un point de vue étude, je n’avais qu’une idée en tête : travailler dans la recherche
scientifique. Toute ma
scolarité n’était tournée que dans un seul but : atteindre mon rêve.
J’ai alors passé mon bac scientifique, puis ma licence de biologie. Les années étaient plus douces, mais mon passé
toujours présent.
Puis, le verdict est tombé : pas de Master. Mon rêve et mon monde se sont écroulés. Il s’agissait de mon premier
gros échec . Enfin, ce que je pensais en être un. En réalité, c’était une leçon.
Mais le regard que j’avais porté sur moi durant mon enfance et mon adolescence est revenu : je me sentais nulle, perdue, en détresse.
Je me suis alors intéressée à la psychologie, je ne sais plus vraiment comment ni pour quelle raison, mais c’est venu à moi.
Je le savais à présent, la psychologie était en réalité mon domaine. Je m’étais « enfermée » dans une idéologie qui, en fait, ne me correspondait plus.
J’ai alors compris que la seule personne à pouvoir me faire avancer, évoluer, était moi-même. Que ce passé n’était pas là par hasard, et qu’il fallait que je m’en serve pour avancer, et me rencontrer. Qui j’étais réellement, accepter d’avoir des failles, des émotions.
Afin de consolider mon changement, j'ai décidé de consulter. Et là, le déclic, le travail a continué, les efforts ont payés.
Durant mes études j’ai toujours travaillé, et sur les dernières années j’occupais un poste d’AESH (Accompagnant d’Elève en Situation d’Handicap). Ce qui m’a beaucoup apporté et complété mon apprentissage sur les enfants, connaître les enfants en souffrance, comment les aborder, leur parler, les aider.
Il était également important pour moi de mettre mon temps à profit dans une association.
Après avoir broyé du noir pendant des années, j’ai alors décidé d’être bénévole chez
SOS Suicide Phenix , à Bordeaux.
Cette expérience m’a également beaucoup apporté, que ce soit personnellement ou professionnellement.
Je suis aujourd'hui pleinement heureuse, et j'aspire à parsemer de
la joie autour de moi.
J’ai pris soin de moi, c’est ce qui m’a sauvé.
C’est pourquoi, aujourd’hui, ma voie est de prendre soin des autres.

